100% du coin

Nos traditions

Ambiance Sud-Ouest : plongez au cœur des traditions de nos 22 villages.

Ambiance Sud-Ouest

« Adishats » à toutes et à tous dans notre jolie région ! Je suis sûre que votre séjour se déroule à merveille. Alors pour vous plonger dans l’ambiance Sud-Ouest, voici quelques expressions à ne pas oublier pour ne pas se sentir perdu les jours de marché.

Si vous commencez la journée par un passage à la boulangerie, pensez à y commander des « chocolatine » (oui, ici point de pain au chocolat) et si vous êtes très gourmand, on vous donnera sans doute une « poche » pour transporter tout ça (les sacs plastiques c’est trop long à dire). Si la boulangère vous propose un « Pastis », ne la jugez pas de si bon matin, il s’agit chez nous d’une délicieuse brioche !

Et si au café du coin, vous entendez vos voisins de comptoir monter le ton à propos « d’écran », de « brique » ou encore de « pack », pas d’inquiétude là encore, ils doivent sans doute refaire le match de basket ou de rugby de la veille !

« Adiu » et bonnes vacances !

Au programme

Nos traditions

Six portes d’entrée pour découvrir la culture du Sud-Ouest.

La corrida : un petit tour en Espagne, ça vous dit ?

Écarteurs, sauteurs et coursières : rencontre avec les acteurs de la piste.

Féria ou « hesta » : chacun de nos 22 villages a sa fête locale.

Palombières, paloumayres et salmis : la grande tradition de l’automne.

Foie gras, Tursan, Armagnac… la gastronomie dans l’âme.

Devenez le parfait gascon pour mieux comprendre les gens d’ici.

Tradition n°1

La Tauromachie

Cette année, nous avons décidé de mettre en avant nos traditions.

Nous allons commencer par la tauromachie espagnole avec La Corrida.

Un petit tour en Espagne, ça vous dit ? Alors c’est parti, allons-y tous ensemble !

Tradition n°2

La course landaise

Avant tout, un grand merci à eux de m’avoir accordé un peu de leur temps dans un calendrier qui, avouons-le, est très chargé en ce moment !

Petites discussions avec des acteurs de la piste

Le Champion de France des écarteurs : Loïc Lapoudge et son homologue le Champion de France des sauteurs : Fabien Napias

Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir torero de course landaise ?

Fabien Napias

Champion de France des sauteurs

Nous sommes sauteurs de père en fils à la maison puisque mon papa Jean-Pierre était un champion de la piste lui aussi. Mais j’ai d’abord commencé par la gymnastique à 3 ans et c’est Michel Agruna qui est venu à ma rencontre à l’âge de 16 ans. C’est vrai que les qualités de gymnaste peuvent aider pour être sauteur !

Loïc Lapoudge

Champion de France des écarteurs

Depuis tout petit, j’étais un fana de corrida, mes parents enregistraient même les spectacles pour moi sur des cassettes quand je ne pouvais pas les voir ! Mais c’est quand nous avons déménagé à Lembeye quand j’avais 5-6 ans que j’ai découvert la Course-Landaise et mon idole de toujours : Philippe Descazaux et son fameux écart tourniquet (le torero fait un tour sur lui-même au moment où la bête s’élance, avant d’éviter la coursière au tout dernier moment sur une feinte traditionnelle).

Rencontre avec Guillaume Dussau de la Ganaderia du même nom

Mais point de course-landaise sans leurs actrices principales, j’ai nommé les « Coursières ». Et qui pourrait mieux nous en parler qu’un de leur ganadero ? Rencontre avec Guillaume Dussau, éleveur à la Ganaderia du même nom à Aire sur l’Adour depuis 1992.

Raconte-nous un peu ton parcours, comment t’est venue cette passion ?

Je suis un homme de l’agriculture et j’aime la terre. Depuis tout petit, nous admirions les vaches de nos voisins éleveurs. Mon frère Christophe est devenu écarteur et je me suis tourné vers l’élevage avec mon père. J’ai d’abord commencé par être entraîneur avant qu’une très grave blessure ne me force à me retirer de l’arène pendant environ 2 ans. Mais la passion et le besoin d’adrénaline étant les plus forts, je suis retourné sur la piste comme cordier.

Tradition n°3

Fêtes des villages

Connaissez-vous l’histoire du mot « Ferias » ? Nos fêtes locales ? Savez-vous qu’en Espagne, les corridas étaient souvent données à l’occasion des foires agricoles (appelées Ferias). Notre culture s’est enrichie de ces traditions, même si notre spécialité est plutôt la course landaise. C’est pourquoi les jeunes utilisent ce terme aujourd’hui, mais les anciens préféreront le gascon « Hesta » (fête).

Féria

Une feria est une fête locale annuelle, en Espagne et dans le sud de la France, caractérisée par des corridas, des lâchers de taureaux dans les rues, des bodegas (bars en plein air ou en caves avec musiques festives) et des bandas (des fanfares très festives). Le mot festayre (du gascon hestaire) désigne les fêtards des ferias.

Origine

Le mot feria désigne en castillan à l’origine une foire (agricole, du livre,…). Les corridas étant souvent données à l’occasion des foires agricoles, le castillan en est venu à désigner par le terme de feria, un cycle de corridas organisé à cette occasion, et souvent – surtout en Andalousie – les festivités qui accompagnent ces courses de taureaux. Le mot continue d’être employé en Espagne exactement avec le même sens que le français « foire ».

En France

En France, le mot a souvent été utilisé pour nommer un cycle de courses de taureaux à ces débuts. Puis le sud-est, plus hispanisant, a très rapidement confondu feria taurine et fête. Les villes gasconnes ont suivi ce mouvement depuis une trentaine d’années. Ainsi, les Fêtes de Dax, dans les Landes, sont officiellement devenues la feria de Dax, rompant ainsi avec la tradition populaire. La popularité de ces fêtes et la médiatisation qui en a été faite ont favorisé la substitution du mot fêtes par celui de feria. Beaucoup de communes – y compris celles qui n’organisent aucune course de taureaux – ont ainsi rebaptisé leurs festivités patronales, ferias. Et l’usage courant a suivi. Toutefois, à Mont-de-Marsan comme à Bayonne, la semaine festive estivale continue à s’intituler respectivement Fêtes de la Madeleine et Fêtes de Bayonne.

Chacun de nos 22 villages a sa fête locale.

Tradition n°4

La chasse à la palombe

L’automne venu, les « paloumayres » (chasseurs de palombes en gascon) partent en vacances dans leur palombière au milieu des bois, parfois à seulement quelques kilomètres de chez eux !

Les chasseurs attirent les palombes en migration vers leurs palombières à l’aide du « chant » (imitation du roucoulement de la palombe), et d’un « appeau » ou « espion » (palombe ou pigeon dressé pour attirer les palombes sauvages stationnées à la cime des arbres ou au sol). Ces dernières sont alors soit capturées dans un filet posé au sol (technique utilisée depuis le XVème siècle) soit chassées au fusil.

La chasse à la palombe, mais depuis quand ?

Mosaïque d’élevage de pigeons ramiers dans l’antiquité

Chez les Grecs

Les palombes tenaient un rôle au niveau de la symbolique chez les Grecs comme chez les Romains : il était courant d’offrir des jeunes palombes car elles représentaient l’adresse, la ruse, la force de celui qui capturait les oiseaux. Aristophane (poète grec 414 av JC) et Pline l’Ancien (32 av JC) notamment décrivent déjà la différence entre pigeons domestiques et ramiers sauvages. Il fait aussi état des vertus médicinales de ces charmants volatiles. Entre autre maux, nos ancêtres pouvaient guérir différents problèmes gastriques (flatulence, dysenterie…) mais aussi jaunisse ou les parasites chez les bêtes de somme. Tout un programme…

Chasse au filet au temps du Bon Roi Henri

Au XIIIème siècle

Nos voisins italiens et espagnols sont les premiers à règlementer ce qui s’apparente encore à une pratique privée. C’est sans doute l’installation de palombières et tous les aménagements qu’elles impliquent qui inciteront les autorités à s’emparer du sujet. En France, c’est sous le règne de Gaston Phébus (aussi connu sous le nom de Lion des Pyrénées) que l’on trouve les premiers documents officiels royaux attestant de donation de palombières et autre attribution de zone de chasse. À cette époque, le revenu des palombes capturées ne devait en effet pas être négligeable (elle permettait à un certain nombre de paysans à la fois de manger mais aussi de se faire un peu d’argent !). Cette liberté de disposer des bois, des arbres et taillis pour les besoins des palombières était sans doute très recherchée. Et elle est d’ailleurs toujours d’actualité.

Chasseurs au 20ème siècle

Après le XVIIIème siècle

Les premières vraies descriptions de chasse à la palombe apparaissent au XVIIIème siècle avec l’Abbé Rozier. On retrouve à partir de là des descriptions de chasses au filet dans les cols aussi bien que des descriptions de chasse en cabane dans les Landes. Y sont détaillées les techniques et les méthodes, mais aussi les règlements et les moyens de « louer » les lieux de chasse. On retrouve aussi des témoignages sur le nombre impressionnant de palombes dans un vol, sur les « scores » effectués pendant les chasses, l’ambiance qui l’entoure mais aussi sur les jalousies et vengeances en tous genres entre chasseurs (cabanes brûlées, …).

L’homme et l’animal… (Crédit photo : Cyrille Vidal)

À l’heure actuelle

Le nombre de filets par installation n’est pas limité. Seule la surface des filets au sol est réglementée : elle ne peut dépasser 300 m2. Tout chasseur, souhaitant créer une nouvelle palombière ou renouveler le droit pour une obsolète, doit se présenter au département. Il devient ainsi le titulaire d’un droit de filets qui pourra le suivre s’il change d’installation.

Il existe six techniques de chasse pour les pigeons ramiers migrateurs

800 000

La chasse en palombière au filet ou au fusil avec appelants. Il s’agit du mode de chasse le plus courant.

400 000

La chasse à l’affût sans installation en plaine.

300 000

La chasse au vol devant soi en plaine.

180 000

La chasse à poste fixe sur les hivernants en Espagne.

80 000

Le tir au vol sur les cols pyrénéens.

20 000

Les pantières, technique multi-séculaire.

Petit vocabulaire à destination des néophytes

Une cabane en hauteur
Tout l’art du camouflage

La palombière au sol dite de « type landais »

Le principe de cette chasse est immuable : depuis une cabane au sol très bien camouflée, les chasseurs attirent avec des appeaux les palombes au sol pour les capturer au filet.

Notre fine équipe à l’affût

Le quartier général ou « oueytte » (vue en gascon)

C’est le poste de guet de la palombière mais aussi son centre vital. Certaines palombières peuvent être équipées d’électricité, de la télévision, du téléphone, voire de W.C (palombière grand luxe !) mais dans la plupart des cas on n’y trouvera que l’essentiel : une cuisinière, une table et des bancs, un placard de rangement pour les ustensiles de cuisine et parfois un poêle à bois pour les fraîches matinées d’octobre.

Un espion en attente

L’espion : l’allié du guetteur

C’est souvent un pigeon domestique ou une palombe qui joue ce rôle. Placé devant la cabane, à vue du chasseur, il est là pour signaler la présence de palombes que le chasseur n’aurait pas vu. Il se manifeste en penchant la tête et en regardant dans la direction où il a aperçu quelque chose d’anormal.

Lieux de passage

Les couloirs

Le quartier général est relié aux autres postes de guet, par un réseau de couloirs en forme de tunnel, qui permettent aux chasseurs de se déplacer en silence et à l’abri. Une vraie ligne Maginot en bois et fougères ! Certaines palombières n’ont qu’une dizaine de mètres de couloirs, d’autres peuvent compter jusqu’à 1 km !

Les filets se referment (Crédit photo : Cyrille Vidal)

Les sols

Ce sont les emplacements dégagés de la végétation où se posent les palombes et où les filets se rabattent. Elles sont souvent en terre battue recouverts par quelques branches de bruyère ou de pin. Chaque sol est équipé de 2 filets se rabattant l’un vers l’autre. Ils sont actionnés par de puissants ressorts.

La cabane de sol

C’est une petite cabane qui fait face au sol, souvent une extension du tunnel. Le chasseur s’y trouve avec une palombe chargée d’imiter le bruit des oiseaux qui se posent au sol. Le chasseur peut aussi « roucouler » (imiter) la palombe pour la mettre en confiance.

La chasse dans les Landes tient vraiment d’un art du camouflage et de l’imitation.

Mais qui de mieux pour en parler que ceux qui chaque année attrapent la fièvre bleue ?

Rencontre avec Roland Bruno, « paloumayre » en cabane au sol, et Guillaume Dussau, « paloumayre » au filet.

Un accueil au top !

Dites-moi, comment vous est venue cette passion ?

Guillaume Dussau · « GD »

Personne ne chasse dans ma famille, mais nous sommes tous amoureux de la nature. J’ai découvert ça avec des amis plus âgés vers l’âge de 15 ans. J’ai ensuite pris mon permis de chasse au fusil et ai commencé à chasser avec 5-6 copains.

Roland Bruno · « RB »

Dans ma famille, il y a toujours eu des chasseurs à la palombe. C’est tout logiquement que j’ai attrapé le virus à environ 15 ans avec mon père et mes oncles. Mais je suis le dernier héritier de la tradition familiale, certains viennent, mais pas pour chasser.

D’ailleurs, pourquoi avoir choisi cette technique plus qu’une autre ?

Guillaume Dussau · « GD »

Je me suis orienté vers la chasse au filet par challenge et pour un retour aux traditions. J’avais un peu fait le tour de la chasse au fusil et j’ai eu l’opportunité de monter une palombière au fusil cette année. En effet, la tempête avait ouvert des trouées dans un des bois appartenant à ma famille et les palombes raffolent des clairières pour venir boire et manger lors de leur migration. J’avais en plus d’excellentes gardiennes puisque mes vaches (de course-landaise) y ont leur quartier avec leurs petits. C’était l’endroit idéal !

Roland Bruno · « RB »

Tout d’abord car je n’ai connu que ça !! Mais aussi car la chasse au fusil est surtout liée à la topographie des lieux de chasse. Nous sommes très nombreux sur le territoire et il faudrait que tout le monde se « convertisse » au filet pour que cela fonctionne. Comme à Hontanx par exemple où toutes les palombières sont au filet. En effet, au 1er coup de fusil, toutes les palombes s’envolent et il faut recommencer les longues périodes d’attentes. C’est aussi ça la chasse à la palombe, un grand jeu de patience. Mais ça me plairait bien aussi d’essayer le filet.

Alors, passion solitaire ou occasion de « retrouver les copains » ?

Guillaume Dussau · « GD »

J’aime me retrouver seul à la palombière et le filet demande encore plus de calme et de patience. En effet, les palombes pourraient avoir peur avec trop d’allées et venues. Cela va être l’année test donc si j’ai des invités, on sera 2 ou 3 maximum pour commencer.

Roland Bruno · « RB »

Un peu des deux !! C’est d’abord le plaisir d’y aller seul car on est plus concentré, on est le seul responsable des résultats de sa chasse. C’est aussi une communion avec la nature que l’on voit au cœur. J’ai aussi grand plaisir à chasser avec les copains, c’est l’occasion de grands moments de convivialité. Mais on ne se trompe pas sur les priorités, la chasse est parfois un prétexte, on ne court pas après le score !

C’est tout confort ici ! Racontez-moi un peu vos journées.

Guillaume Dussau · « GD »

Pour commencer, la période de chasse est beaucoup plus courte qu’au fusil (environ 20 jours du 1er au 20 novembre). On ne doit pas poser d’appelants dans les arbres mais tout de même des cages à mi-hauteur puisque les palombes viennent naturellement dans les arbres. Je peux donc arriver un peu plus tard dans la matinée en fonction des volées. Cela me laisse le temps de rentrer de mon autre passion, la chasse au canard de nuit. On attend alors qu’elles descendent sur les « sols » pour boire ou manger (souvent des glands ou du maïs) avant de refermer les filets. Avec un peu de chance on peut en attraper 50 avec 2 « sols », mais il ne faut pas être trop gourmand car si on referme trop tard, il n’y en aura peut-être plus aucune ! C’est toute la beauté de ce type de chasse !

Roland Bruno · « RB »

Les journées sont souvent très longues. Nous arrivons au lever du jour pour être opérationnels dès les premiers passages de palombes aux premières heures du jour. Après avoir installé les « appelants » dans les arbres (il faut compter une bonne heure pour tous les monter), on se réchauffe autour d’un bon café dans la palombière. Un petit casse-croûte sera le bienvenu en milieu de matinée avant la pause du midi. Les matinées peuvent être longues en fonction des passages. On démonte tout en fin d’après-midi dès que le soleil tombe. On redescend les « appelants » et on les nourrit avant de les « mettre au lit » ! En dehors de la période chasse, ils sont en pension en volière dans la ferme d’un ami chasseur.

Chacun à son poste !

Pour finir, une idée recette pour les plus gourmands ?

Guillaume Dussau · « GD »

Je ne suis pas trop gibier mais je prends plaisir à en manger grillées au barbecue si elles sont jeunes. On les fend en deux avec sel et poivre pour une cuisson juste rosée. Parfait entre copains !

Roland Bruno · « RB »

Grillées et arrosées d’un bon jus si elles sont jeunes, ou en salmis si elles sont moins jeunes ! Mais j’aimerais bien aussi goûter la cuisson à la ficelle : la palombe est pendue par le cou et grillée au-dessus du feu. On l’arrose ensuite d’un jus de viande. Apparemment c’est un vrai régal.

Après l’effort, le réconfort ! (Crédit photo : Cyrille Vidal)

Recette traditionnelle de salmis de palombe

Pour les plus gourmands d’entre vous, voici une recette traditionnelle et à la portée de toutes et de tous de salmis de palombe qui vous permettra de passer l’hiver au chaud !! Pour les moins audacieux, sachez que certains de vos restaurateurs préférés en proposent à la carte dès que les premières feuilles commencent à recouvrir le sol !

Il vous faut pour 5 ou 6 personnes

Préparation

1

Couper les palombes en quatre morceaux.

2

Réhydrater les champignons dans un bol d’eau tiède (si la balade n’a pas été fructueuse).

3

Dans une cocotte, faire revenir les palombes avec un peu d’huile de pépins de raisin.

4

Ajouter les oignons, les échalotes émincées, les carottes coupées en bâtonnets, l’ail haché et le jambon coupé en dés (attention aux doigts).

5

Faire revenir rapidement le tout, flamber avec l’armagnac puis retirer les palombes et leur garniture de la cocotte.

6

Remettre la cocotte sur le feu et lier les sucs avec la farine sans cesser de remuer. Ajouter le vin préalablement « brûlé », bien battre la préparation au fouet. Pour brûler le vin, il suffit de le faire chauffer dans une casserole et de le flamber dès qu’il arrive à ébullition. La flamme s’éteindra toute seule quand il n’y aura plus d’alcool à brûler.

7

Ajouter enfin les palombes, la garniture, les champignons réhydratés et essorés et le bouquet garni. Mouiller avec le bouillon. Saler et poivrer.

8

Laisser mijoter, à feu doux, environ 1h30. Rectifier l’assaisonnement si besoin.

9

Servir avec des croûtons frits au beurre.

Bon appétit !!!

Pour approfondir le sujet : « Automne Bleu »

Pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet, nous vous conseillons « Automne Bleu », qui décrypte magnifiquement cette tradition ancestrale et illustré de superbes clichés de Cyrille Vidal (que nous remercions aussi pour nous avoir gentiment permis de partager quelques-unes de ses photos). Ouvrage que vous trouverez chez tous les bons libraires. Bonne lecture !

Adishatz ! — Pauline

Addi’Chasse, vous connaissez ?

Addi’Chasse est un projet initié par la Fédération de Chasse des Landes en 2009.

Le projet ADDI-CHASSE en Pays Landais découle d’un constat : la baisse constante de l’effectif de chasseurs dans le département alors que parallèlement les effectifs des grands gibiers croissent inéluctablement. C’est dans ce contexte que la Fédération des Chasseurs des Landes propose à ses adhérents notamment aux ACCA (Association Communale de Chasse Agréée) de s’ouvrir afin d’accueillir des chasseurs extérieurs n’ayant pas forcément de territoire.

Addi’Chasse propose, par ce projet, de contribuer à la gestion cynégétique de notre département mais aussi de venir découvrir des modes de chasses traditionnelles et ainsi de nouer des contacts pouvant permettre des échanges. Il est important de préciser que ce projet est une aide aux territoires et aux chasseurs locaux, dans une logique de maintien d’une chasse populaire et non pas une commercialisation d’un produit chasse. C’est pour cela qu’il est important de prendre en compte le fait que les « chasseurs clients » seront accueillis par des bénévoles au sein d’une association de chasse et non pas par des professionnels dans une chasse commerciale.

Tradition n°5

En mode épicurien

Notre territoire s’étend sur 22 communes : 12 landaises et 10 gersoises. Ce sont donc deux départements et deux régions : ici pas de frontières, nous sommes situés au cœur du Sud-Ouest sur un territoire de 300 km² qui compte 13 400 habitants.

Aux portes du temps et des saveurs

La gastronomie dans l’âme

Saveurs fortes, arômes délicats, produits d’exception, convivialité gourmande… la région sait conjuguer avec talent gastronomie régionale et raffinement. Laissez-vous gagner par la finesse d’un foie gras, par la magie simple d’une cueillette de cèpes, par le bouquet incomparable d’un vin de Tursan ou par la noblesse d’un grand Armagnac, et entrez dans les plaisirs du palais par la grande porte !

Quoi ramener en souvenir ?

Bien entendu un bloc de foie gras de canard d’un producteur du coin côté salé ou bien une tourtière ou un pastis landais si vous êtes plutôt sucré ! Pour les plus festifs optez alors pour une bouteille de Tursan, un bon Armagnac ou un Floc de Gascogne rouge ou blanc à boire frais !

Idée recette 100% local

Burger de Canard Fermier des Landes (Label rouge et IGP). Une recette savoureuse à manger sur le pouce ou façon gastro !
Préparation 30 min
Cuisson 20 min
Prêt en 40 min
Facile
Budget moyen

Pour un burger pour une personne

Ma préparation

1

Hachez le magret de canard finement en gardant la peau. Assaisonnez de poivre, sel et de persil. Formez des steaks avec le mélange de viande hachée.

2

Badigeonnez l’intérieur des pains de mélange mayonnaise – sauce tomate. Sur la tranche inférieure, déposez des lamelles d’oignon rouge puis de la roquette et une tranche de fromage de brebis coupée très fine.

3

Quelques minutes avant de servir, faites revenir les steaks à la poêle dans une noisette de beurre. Faites cuire dans une poêle bien chaude la tranche de foie gras de canard frais.

4

Disposez le steak de canard puis l’escalope de foie frais sur le fromage de brebis puis refermez avec le « chapeau » du pain.

Vous pouvez déguster avec des frites de pommes de terre maison ou une salade de mesclun.

Aux portes du bien-être et de la nature

Eugénie, l’Adour et nos traditions

Aux sources d’Eugénie-les-Bains

Des cinq sources miraculeuses qui coulent dans la région, une seule eut les faveurs de l’Impératrice Eugénie dont elle hérita le glorieux prénom. Eugénie-les-Bains est aujourd’hui un village au cadre enchanteur et paisible, qui accueille chaque année des milliers de curistes séduits par le confort et le raffinement de son établissement thermal.

Membre de la Chaîne Thermale du Soleil, les Thermes d’Eugénie-les-Bains, agréés par l’Académie de Médecine, sont spécialisés dans le traitement des affections rhumatismales ou urinaires, troubles du métabolisme (surcharge pondérale, obésité) ou pré-diabète avec des soins entièrement personnalisés. Séjour santé, séjour minceur, ou tout simplement séjour vitalité et détente… Eugénie vous ouvre grand la porte du bien-être.

Pour quelques heures de détente dans un endroit raffiné et chaleureux, rendez-vous au spa thermal à la ferme thermale à Eugénie-les-Bains. Cette ancienne ferme typiquement landaise du XVIIIème siècle saura vous prodiguer détente et bien-être dans son spa qui se veut intime, exclusif et avec des rituels de soins infiniment personnalisés.

Le grand air, l’Adour et la terre de nos traditions

Nos trois principaux éléments sont : le grand air pour un tourisme plus vert, l’eau du grand fleuve Adour et la terre de nos traditions. Traversée par le GR65 et les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, notre région offre à tous les amoureux de la nature petits et grands bonheurs, teintés de verdure et de paix : randonnées pédestres, équestres et « VTTestres » ou du canoë kayak, golf ou pêche, parcours botaniques ou réserve ornithologique… Entre rives du fleuve, lacs majestueux et doux vallons de Gascogne, la Communauté de communes d’Aire sur l’Adour vous tend la clé des champs !

La tradition de la fête

Laissez-vous séduire par l’ambiance dans nos arènes lors d’une course landaise, découvrez l’atmosphère chaleureuse des fêtes locales, de leurs grands repas traditionnels chantants ou initiez-vous au jeu de quilles de neuf, une de nos spécialités régionales…

Nos conseils pour un pique-nique inoubliable

Aire-sur-l’Adour

Au Lac du Brousseau, aux Saligues de Prentigarde ou encore au bord de l’Adour sur les allées de l’Adour.

Barcelonne-du-Gers

Près du lavoir pour voir passer les courageux pèlerins de Saint-Jacques…

Classun

Devant le terrain de tennis ou à côté de la salle des fêtes avec l’horloge solaire pour allier repas et curiosité dans ce village « étoilé »…

Duhort-Bachen

Au lac du Lourden, à l’ombre, en observant les pêcheurs qui attendent patiemment une prise…

Eugénie-les-Bains

Sous le kiosque, après une balade apaisante au cœur de la roseraie…

Lac de Latrille / Renung

Au calme, en compagnie de quelques canards…

Saint-Agnet

Derrière la salle des fêtes avec l’aire de jeux pour les petits…

Ségos

Devant la salle des fêtes, avec le terrain de pétanque pour faire une partie en famille ou entre amis…

Vergoignan

Tout près de l’église, en plein cœur du village…

Et toi ! oui toi !

Le petit lexique gascon !

On a décidé de te donner quelques conseils pour comprendre le gascon et mieux comprendre les gens d’ici !

Vous avez décidé de poser vos valises pour quelques jours dans les Landes Intérieures. Quoi de mieux que de partir à la rencontre des habitants pour vous imprégner de la culture du Sud-Ouest.

Discussion dans un bistrot, au coin d’une rue, dans un magasin ou lors d’une balade accompagné d’un greeter, quelques mots vous échappent et vous perturbent… Vous n’avez pas compris la moitié des phrases qu’a prononcées votre interlocuteur ! Pas de panique, je vais vous aider.

Devenez le parfait gascon avec ce petit lexique

Adiou / Adishàts

[Adiu / Adishatz]

Bonjour / Au revoir – Salut ! De l’occitan « adiu », usitée aussi bien pour aborder quelqu’un que pour en prendre congé.

Arroumega

[arromegar]

Ruminer, rabacher. Le Chalossais sait bien le faire lorsqu’il a trop chaud ou trop froid, tout dépend de la saison !

Astiaou

Dégoûtant.

Barjo

Fou.

Bringuer

Faire la fête (on dira aussi faire la bringue).

Diu bibàn / Macarèu

[Diu vivent]

Jurons gascons que l’on peut entendre au bord d’un terrain de sport lors d’un derby par exemple.

Cagade

Chiure, échec, rater quelque chose, action très maladroite… « Il a fait une cagade ».

Cagnard, cagnàs

Grosse chaleur, canicule.

Caguer

Chier ou s’en moquer, « je n’en ai rien à caguer ! »

Castagne

Bagarre.

Cepe

Couillon, « dis pas n’importe quoi, grand cepe va ».

Chocolatine

Pain au chocolat.

Dailler

[oc. dalhar]

Faucher. « Il me daille », il m’embête. « Ça daille », c’est embêtant. En sport c’est aussi un tacle (en foot par exemple on dit « je me suis fait dailler »). On peut aussi utiliser ce terme pour une personne qui reçoit une réflexion vexatoire ! « Il s’est fait dailler ! »

Dia

Interjection qui marque l’étonnement (« dia, je n’en crois pas mes oreilles ») – peut se traduire par « ah bon » ! Expression incontournable quand on apprend un scoop.

Douille

Une amende.

Coche

[coishe]

Garçon / gamin. Ahhh, quand nos grands-parents nous appellent…

Feignàs

Fainéant.

Heste / hestayre

Fête / fêtard.

Hartère, pintère, descounère

[hartèra, pintèra, desconèra]

Goinfrerie, beuverie, plaisanterie.

Har lo pec

Faire le fou. La définition peut être la même que la précédente.

Hourlupà

[horlupar]

Boire bruyamment par gorgées. Pour l’entendre, il suffit de mettre une assiette de notre bonne garbure devant le gascon !

Gavé

Trop, beaucoup.

Jaune

Pastis.

L’estanquet

Arrêt ou bar. Vous en trouverez de nombreux lors de nos « férias » !

Lou capèt

[lo capèth]

Le chapeau.

Mastoc

Mal fait, peut se dire aussi pour quelque chose d’imposant et dense (« c’est mastoc »).

Mila diou

Mille dieux (expression d’énervement).

Milhoc

Maïs. De toute façon, vous ne pourrez pas le rater car il compose l’essentiel de nos paysages ! Puis, à l’automne, il devient un sujet prépondérant à l’heure de la récolte !

Oh con !

Expression de surprise.

Pec ou pègue

Idiot.

Pinté

Boire (généralement de l’alcool).

Pitchou ou pitchoune

Petit ou petite.

Plâtras

Plat ou assiette bien remplis de nourriture, plâtrée.

Poche

Sac en plastique, personne qui boit beaucoup et souvent.

Poutou

Un baiser.

Qué ba plan ?

[Que va plan]

Ça va ?

Quine caloù

[Quina calor]

Quelle chaleur ! Cette expression peut être entendue toutes les minutes en été.

Qué plaou

[que plau]

Il pleut ! C’est un peu pareil, en hiver cette expression entre dans le top 3 des expressions les plus utilisées.

S’escanà

[s’escanar]

S’étrangler. Ça c’est si vous « hourlupez » trop vite !

Tè

Tiens !

Tèque

Un coup, recevoir une tèque.

Un peu moins

Expression visant à inciter son interlocuteur à se calmer.

Vous êtes maintenant parés pour entreprendre des discussions avec les gascons !

MARDI
20
octobre
9 - 16 °C
Demain
8 - 15 °C
Après demain
6 - 17 °C